Nous étions à Influence IA, la journée pour comprendre et anticiper les usages de l’intelligence artificielle dans l’univers de la communication
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Créé par OUR(S) en novembre 2025, l’événement Influence IA est un nouveau rendez-vous professionnel imaginé pour permettre aux dirigeants, aux acteurs du marché et aux communicants de partager leurs expériences et leurs avancées en termes d’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs pratiques.
En tant qu’experts métier, notre dirigeant et fondateur Erwan Bagot et notre directeur de création Ivan Felbabel ont été invités à ouvrir la série de masterclass avec le sujet clé « IA et vidéo : la production plus créative et stratégique que jamais ».

L’IA est un nouvel outil pour les créatifs
Chez Wait for it, on pense que l’IA est un nouvel outil pour les créatifs.
L’intelligence artificielle est un sujet qu’on aborde avec une approche pragmatique de recherche & développement et désormais de plus en plus d’applications concrètes réalisées pour nos clients. Depuis plusieurs années, l’équipe se forme et intègre régulièrement de nouveaux outils IA dans sa palette.
Du côté de nos clients, c’est intéressant de voir qu’il y a souvent au départ une question de convictions. Nous avons des clients « no IA » qui préfèrent rester dans une approche 100% artisanale pour le moment et d’autres « pro IA » qui veulent absolument intégrer les dernières innovations et qui nous poussent à tester un maximum de choses.
De notre côté, on a choisi la voie du milieu, celle d’embrasser (ou pas) le potentiel de l’outil en fonction du choix de nos clients et en cohérence avec leurs valeurs, et de l’utiliser comme un outil qui nous tire vers le haut et nous permet de passer plus de temps sur la création, la stratégie, le sens et l’éditorial.

En effet, l’IA est un facilitateur de production :
- amélioration de l’audio
- sous-titrage automatisé
- remplacement de plans
- création de vidéocast
- …
La liste est infinie : on gagne du temps, régulièrement.
Ensuite, l’IA libère notre potentiel créatif :
- humoristique (avec des détournements qui ont bien fait rire la salle)
- stratégique (avec une réalisation concrète dans l’internationalisation d’un contenu B2B)
- épique et « immersique » (oui, bon, on n’est pas trop sûrs de ce dernier néologisme, qui sonnerait presque comme une hallucination IA…)
Bref, on peut désormais produire des plans qu’aucune caméra n’aurait jamais pu produire. Il ne faut jamais « le faire pour le faire » mais savoir le faire et savoir qu’on peut le faire est une sensation libératrice.


Enfin, l’IA devient une sorte de « pompe hydraulique » :
Beaucoup de sujets de contenu, notamment interne, dorment dans de trop nombreuses organisations, soit parce qu’ils ont été considérés comme longs, complexes, difficiles, soit parce qu’ils ne sont pas prioritaires et pourtant, ils sont des besoins métiers non-satisfaits. On pense à des choses peu sexy mais essentielles : des synthèses de rapports, des présentations internes, des documentations produits, des outils d’onboarding ou de culture d’entreprise, des contenus demandés par les commerciaux…
À nouveau, la liste est infinie et on réfléchit dès à présent à construire une méthodologie pour accompagner les marques dans l’activation qualitative de tous ces contenus.
En conclusion, un point de vigilance concernant l’attention
L’IA est un moyen d’être plus créatif et de produire plus facilement mais elle va faire exploser le nombre de contenus sur un temps d’attention qui lui, restera fixe. Résultat : nous pensons que par effet domino, l’IA va tuer tous les contenus tièdes. Les contenus « moyens » seront noyés dans la masse et il ne restera plus que deux types de contenus performants :
- les contenus utiles (et attendus par le public cible)
- les contenus singuliers (qui seront les seuls à passer la barrière de l’attention)
L’IA change les process. Mais surtout elle nous oblige à redevenir courageux (avec ou sans IA).


